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Il faut construire juste et bien

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Oui, chacun a droit de pouvoir se loger, mais il faut construire selon les besoins de la collectivité, pas selon les besoins des investisseurs

Il faut permettre aux gens de se loger à des prix abordables, dans des lieux adaptés et sans davantage entamer notre capital que sont nos ressources naturelles. Les jeunes, les aînés et les personnes en situation de handicap doivent pouvoir aussi se loger au Mont-sur-Lausanne. Dans le quartier Valleyre, tout sera mis à la vente à prix exorbitant (en profitant du faible indice d'utilisation du sol et la vue sur lac). Aucun Loyer d'Utilité Publique ne sera proposé, aucun appartement subventionné, aucun locatif. Certains logement seront fort heureusement réservés à des séniors fortunés. Mais il est peu probable que ces appartements de luxe vont aider à résoudre la crise du logement dans le district de Lausanne. Plus d'infos dans l'article du 24heures.

Il est grand temps de reprendre à zéro à ce plan de quartier d'un autre âge, et voté il y a 17 ans. Préserver ou densifier, le dilemme est prégnant, mais dans le cas du quartier La Valleyre on détruit 5,5 hectares pour installer quelques familles qui ont les moyens financiers pour accéder à ce type de logements. On comprend bien vers quels intérêts ces constructions sont tournées: il ne s'agit que d'optimiser le rendement.

Le Syndicat, les promoteurs et la Municipalité nous décrivent un « projet immobilier modèle ». Mais en dépit de tout le talent des architectes, et de la bonne volonté des professionnels écologue et paysagistes qui se sont attelés à améliorer le projet, sa conception transpire la vision urbanistique du siècle précédent (constructions trop proches des lignes à haute tension selon les normes actuelles, parkings aériens, accès unique avec une route qui nécessite un rebroussement, immeubles proches de la forêt, etc.). Les transformations cosmétiques (bois par-dessus le béton) et les nichoirs à oiseaux proposés par le promoteur semblent bien dérisoires par rapport aux destructions causées par les travaux, les déplacements de terrain et par l’implantation d’immeubles là où personne n’aurait jamais dû imaginer construire !

La justice nous a donné raison sur le potentiel caractère obsolète des plans (> à 15 ans). Surtout qu’en 17 ans, les conditions climatiques, les pluies, canicules, et autres risques de glissement de terrain, ont évolué, ce qui justifie de reconsidérer le plan de quartier au moyen de la démocratie locale.

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